Vous avez plusieurs vélos et souhaitez être positionné sur chacun d’eux? Vous avez eu un positionnement sur l’un d’eux, mais aimeriez transférer les mesures sur un deuxième? Sachez que selon les différents types de vélo, le positionnement peut varier considérablement.

Concernant les vélos ayant des géométries plus similaires, comme le vélo de route et le vélo de gravier, le positionnement se fera surtout en tenant compte des objectifs et des attentes du cycliste. La longueur des sorties, le type de terrain et le niveau de performance recherché pour chacun des vélos sont quelques exemples qui détermineront le positionnement choisi. Il est donc possible que les mesures soient similaires aux deux vélos et ne demandent que quelques ajustements particuliers.

Vélo de route VS vélo de montagne

Cependant, lorsque nous comparons un vélo de route à un vélo de montagne, plus de variables sont à considérer. En effet, ces vélos présentent plusieurs caractéristiques différentes. D’abord, les géométries des vélos de montagne diffèrent grandement de celle des vélos de route, et ce parce que les terrains de jeu sont très différents. De plus, les vélos de montagne sont munis d’une ou deux suspensions de longueur très variable. Cet équipement modifie la position du cycliste puisqu’elle peut être plus ou moins comprimée, selon la force appliquée. Le positionnement sera donc différent selon le type de vélo de montagne pratiqué par le cycliste. Un bon grimpeur n’aura pas le même positionnement qu’un autre ne pratiquant que la descente.

De plus, comme le terrain en montagne est très variable, il est difficile de positionner le cycliste pour toutes les situations. Le positionnement visera donc à optimiser les positions les plus souvent prises lors des sorties.

C’est ainsi le raisonnement clinique du physiothérapeute, selon les besoins du cycliste, qui influencera les ajustements sur le vélo. Pour ces raisons, les mesures sur le vélo de route ne seront probablement pas transposables au vélo de montagne.

Pour votre positionnement de vélo et ainsi améliorer votre confort et vos performances, prenez rendez-vous avec Émile ou Carolanne, nos physiothérapeutes formés BikePT Bronze à notre clinique de Sherbrooke secteur Jacques-Cartier.

Vous êtes un triathlète aguerri ou débutant? Vous avez des douleurs, des inconforts ou des engourdissements lors de vos sorties de vélo? Saviez-vous que votre positionnement pourrait avoir une grosse influence sur votre confort et du même coup, sur vos performances?

En effet, le positionnement sur vélo pour triathlète permet de faciliter la transition du vélo à la course (T2), augmente le confort pour la portion vélo et optimise l’effort déployé par les jambes. La position adoptée diffère de celle du vélo de route principalement par l’ajout de barres aérodynamiques et une position plus avancée sur le vélo. Les ajustements apportés par le physiothérapeute lors de la rencontre tiennent compte de ces caractéristiques.

En quoi consiste l’évaluation?

L’évaluation et le positionnement suivront cependant les mêmes étapes que pour un vélo de route, soit l’évaluation biomécanique fonctionnelle et spécifique du cycliste, le positionnement sur vélo et des exercices personnalisés selon les limitations identifiées. Le tout sera aussi adapté à vos conditions actuelles ou blessures passées. Selon la souplesse aux épaules, au tronc et aux jambes, le positionnement sera adapté pour répondre aux besoins et aux objectifs du cycliste.

Comme la section sur vélo suit la natation, les épaules ont déjà été considérablement sollicitées.  L’appui des bras doit donc tenir compte de cet effort et permettre au cycliste d’être confortable et de respirer adéquatement, tout en visant à diminuer la surface de contact avec l’air et ainsi réduire la résistance associée.

N’hésitez pas à consulter nos physiothérapeutes Émile et Carolanne, qui offrent le service de d’évaluation et de positionnement cycliste à notre clinique de Sherbrooke secteur Jacques-Cartier et soyez prêt pour votre saison!

Le bruxisme en quelques mots…

est un serrement/glissement excessif et répété des dents. Ce surplus de pression peut causer des douleurs musculaires et dentaires et/ou conduire à l’éclat d’une dent. L’articulation de la mâchoire subit elle aussi des pressions exagérées menant à une usure prématurée des surfaces articulaires.  Il est possible de faire du bruxisme diurne (de jour) ou nocturne (de nuit), avec ou sans bruit perceptible.

Par ailleurs, cette condition peut entraîner une perte de mobilité avec ou sans douleur de la mâchoire en ouverture, limitant ainsi l’alimentation et pouvant entrainer des maux de tête. Ces signes et symptômes se présentent en général au lever ou après un repas.

Les causes les plus fréquentes

Mal occlusion

Une occlusion asymétrique, c’est-à-dire un emboitement imparfait des surfaces dentaires, est une des causes principales. La mâchoire est toujours à la recherche d’une occlusion ‘’parfaite’’. Une mal occlusion peut être le résultat de la morphologie dentaire, d’une réparation non faite ou d’une dent manquante, qui produit une diminution de la surface de contact pour la mastication. Cette incongruence peut aussi entraîner une différence de force musculaire, pouvant mener au bruxisme.

Stress

Le stress représente une source possible de bruxisme. L’une des manifestations du stress se traduit par des para-fonctions (tics) au niveau de la bouche, telles que se ronger les ongles, serrer la mâchoire ou mâcher de la gomme excessivement. Toutes ces actions soumettent la mâchoire à des forces asymétriques conduisant à un recrutement musculaire inadapté et exagéré.

Posture

Une mauvaise posture au niveau du cou peut être à l’origine d’une tension musculaire inadéquate. La posture du cou influence l’assise du crâne, changeant ainsi le positionnement de contact entre le crâne et la mandibule (os de la mâchoire). Ce changement peut entraîner une altération de la pression articulaire et nuire à la position de puissance lors de la mastication. Les muscles en action (principalement le masséter, le temporal et les ptérygoïdiens) travaillent alors dans un axe non optimal et agissent de manière asymétrique.

Avenues de traitement et prévention

Les intervenants de première ligne dans les cas de bruxisme sont votre physiothérapeute et votre dentiste.

Il sera important de faire une mise à jour de votre santé buccale pour optimiser dans un premier temps votre occlusion. En présence de prothèses dentaires, le denturologiste sera impliqué dans votre réadaptation. Parfois, une plaque occlusale peut être une option, principalement pour le bruxisme nocturne.

Il faudra évaluer l’implication de la posture, des tensions musculaires et de l’intégrité articulaire de la mâchoire. Nous pourrons alors analyser les problématiques, puis traiter par diverses approches :

  • Techniques de thérapie manuelle interne et externe : massage et mobilisation articulaire;
  • Modalités antalgiques comme l’ultrason;
  • Conseils de postures et de gestion de douleur;
  • Conseils sur les habitudes de vie : para-fonction, alimentation (mastication, ouverture);
  • Exercices spécifiques;
  • Ponctures (aiguilles) en physiothérapie, parfois pertinentes
  • Approche oro-fasciale et crânienne

Conclusion

Le bruxisme est une condition multifactorielle. C’est pour cela qu’il est important de privilégier une communication efficace entre professionnels de la santé. N’hésitez pas à poser des questions à votre physiothérapeute ou à votre dentiste.

Nous avons des physiothérapeutes dans chacun de nos centres de services pour vous venir en aide.

La stimulation transcrânienne par courant direct (tDCS) est une méthode non invasive qui permet de stimuler le cerveau à l’aide d’électrodes placées sur le cuir chevelu. Un courant électrique de faible intensité circule d’une électrode à l’autre, ce qui permet de changer l’excitabilité des cellules du cerveau et diminuer les douleurs persistantes.

Lors des traitements, les professionnels de la santé utilisent des électrodes de carbone qui sont insérées dans des éponges humidifiées d’une solution saline. Les électrodes sont ensuite déposées sur le cuir chevelu et sont tenues en place à l’aide de courroies. La cathode est positionnée au niveau du cortex moteur (droit ou gauche, du côté opposé à la douleur principale du patient) et la cathode au niveau du front, du côté opposé. Environ 50% du courant émis par l’appareil (2 mA) atteint le tissu cérébral. Le reste du courant se dissipe au niveau de la peau et des os du crâne. Le courant permet de moduler l’excitabilité corticale de certaines régions du cerveau, afin de stimuler les mécanismes de freinage de la douleur.

L’augmentation ou la diminution de l’excitabilité varie selon le protocole et l’installation des électrodes : l’anode permet d’augmenter et la cathode, de diminuer.

À qui s’adresse la tDCS?

Les traitements visent à diminuer la douleur chronique, incluant :

  • Les douleurs nociceptives (ex. : blessures musculosquelettiques persistantes)
  • Les douleurs neuropathiques (ex. : douleurs post-AVC, radiculopathie)
  • Les douleurs mixtes (ex. : lombosciatalgie)
  • Les douleurs fonctionnelles (ex. : fibromyalgie)

Concrètement : quelques chiffres!

Une séance de tDCS en physiothérapie est d’une durée d’environ 45 minutes, incluant l’installation des électrodes, les 20 minutes de stimulation et les 15 minutes d’exercices thérapeutiques. Le tout est répété sur 5 jours consécutifs. L’augmentation de l’excitabilité corticale produite par la stimulation perdure au-delà de la durée de la stimulation. Il est alors primordial de profiter de l’effet post-stimulation pour réaliser les exercices thérapeutiques. Le soulagement des douleurs est généralement perçu après 2 ou 3 séances, et son effet tend à augmenter après 5 séances, et dans les semaines suivant les traitements.

Vous n’avez pas besoin d’une prescription médicale pour avoir recours aux traitements de tDCS. Un contact sera fait auprès de votre médecin traitant (famille) ou référent (spécialiste) pour les informer et faire un suivi de prise en charge via courrier.

Contre-indications

Les patients doivent d’abord être évalués par un physiothérapeute afin de savoir si la tDCS s’applique à leur condition. Il existe certaines contre-indications :

  • Être enceinte
  • Avoir eu une chirurgie au niveau de la tête
  • La présence d’une tumeur au cerveau
  • La présence d’un trouble neurologique ou neuropsychiatrique
  • La présence de plaque métallique au niveau du crâne (excluant les plombages)
  • Le port de stimulateurs ou implants électroniques (ex. : pacemaker)
  • Souffrir d’épilepsie ou avoir subi un traumatisme crânien récent ou sévère

Effets indésirables possibles du traitement tDCS

  • La tDCS n’engendre généralement aucun effet indésirable ; lorsque c’est le cas, ceux-ci demeurent minimes (légers maux de tête et fatigue) et de courte durée
  • Un traitement de tDCS n’est pas douloureux

La tDCS pourrait être pour vous si :

  • Vous avez des douleurs persistantes
  • Vous souhaitez trouver un complément à la médication pour soulager vos douleurs
  • Vous souhaitez améliorer la gestion de vos douleurs afin d’optimiser vos capacités physiques

Pour plus d’informations n’hésitez pas à contacter un de nos physiothérapeutes : Amélie Boucher, Catherine Apinis et Guillaume Léonard se feront un plaisir de discuter avec vous de cette option de traitement.

Un peu de traduction et de définition svp!

«Trigger point» s’avère être l’expression anglaise que l’on traduit par «point gâchette». Concrètement, cela se définit comme étant un point localisé hyper irritable, que l’on retrouve le long d’une bande tendue dans un muscle. Le point gâchette peut générer une douleur suite à une compression, un étirement ou une stimulation trop importante ou trop soutenue. Chaque muscle possède des zones prédisposées aux points gâchettes. Il est même possible d’en retrouver plusieurs au sein d’un même muscle.

Un point gâchette peut être actif ou latent, c’est-à-dire qu’il reproduit la douleur de consultation du patient ou non. Au-delà de la sensibilité locale, les points gâchettes actifs ont la particularité de référer la douleur à distance, dans des zones précises du corps. Cette irradiation peut se faire ressentir comme une douleur ou comme une faiblesse. Par ailleurs, il est possible de ressentir de l’inconfort ou de la douleur seulement dans la zone d’irradiation du muscle. Il importe toutefois de traiter la douleur à la source, c’est-à-dire le muscle associé à cette irradiation.

Voici des zones de douleurs fréquentes qui peuvent être associées à un point gâchette dans un muscle environnant.

 

Zone où la douleur est ressentie Point gâchette musculaire associé
Dents Muscles masticateurs de la mâchoire, tels que le masséter et le temporal
Tempe et œil Muscle trapèze
Ligne partant de l’épaule, qui descend vers le coude et le dessus de la main Muscles de la coiffe des rotateurs : supra-épineux, infra-épineux
Hanche et sacrum Muscle piriforme
Fesse, derrière la cuisse, mollet Muscles fessiers
Sous le pied et talon Muscles du mollet : soléaire

 

Découvrez la cartographie des points gâchettes

Qu’est-ce qui pourrait causer ou entretenir ce type de pathologie ?

Le mécanisme de développement des points gâchettes est encore méconnu. Toutefois, on remarque que la création de ces points de tension est souvent associée à un manque d’oxygène aux tissus musculaires, à la suite d’une demande trop importante (contraction musculaire répétée, posture soutenue). Il en résulte donc une fatigue ou une douleur musculaire. Un impact direct ou un claquage musculaire pourrait aussi mener à ce type de pathologie, tant dans la phase inflammatoire que lors de la période de remodelage des tissus, en présence d’adhérences cicatricielles.

Les points gâchettes sont ainsi susceptibles de se développer dans une multitude de situations quotidiennes : un entraînement intense au sport, une posture travail non optimale, un faux mouvement ou même une mauvaise position de sommeil.

Quels sont les traitements possibles ?

Le but principal est de diminuer la tension musculaire et de favoriser une meilleure circulation locale. Voici quelques options de traitements utilisés en physiothérapie :

  • Massage, ponçage, friction;
  • Poncture en physiothérapie (aiguille);
  • TENS (stimulation électrique);
  • Taping;
  • Chaleur;
  • Étirement;
  • Compression;
  • Renforcement;
  • Conseils (posture, soulèvement de charge);
  • Ajustement de poste de travail.

Et en prévention, que pouvons-nous faire ?

  • Tout est une question d’équilibre entre la force, l’endurance et la souplesse musculaire. Un balancement adéquat entre chaque muscle et son contraire est aussi important (ex. biceps vs triceps).
  • Ne pas négliger la période d’échauffement avant l’activité physique et le retour au calme après le sport.
  • L’ajustement du poste de travail et de la posture de sommeil peut faire partie intégrante de la prévention.
  • Traiter rapidement les points gâchettes permet aussi de prévenir l’apparition de compensations et évite de développer des douleurs secondaires.

Le karaté est un art martial d’origine japonais. Selon le style de karaté pratiqué, le karatéka (personne pratiquant le karaté) apprendra différentes techniques d’échauffement, d’entrainement physique, de frappes, d’auto-défense, de combats et des Katas (exécution de techniques/mouvements contre un adversaire fictif).

Les groupes musculaires les plus sollicités et comment les entrainer ?

L’ensemble des muscles de notre corps est sollicité, mais plus spécifiquement les muscles des jambes (mollets, quadriceps, ischio-jambiers et fessiers) et des régions abdominale et dorsale. Effectivement, les motions et les techniques sont initiées à partir des jambes et la force déployée à partir du sol est transmise à l’ensemble du corps. Une bonne stabilité du tronc permettra aussi au karatéka d’optimiser son équilibre lors des différentes techniques.

Étant donné que le karaté nécessite de la puissance, de la vitesse, de l’endurance et de l’équilibre, l’entrainement musculaire/physique sera orienté vers ces composantes afin de lui permettre d’augmenter son efficience. L’acquisition de ces éléments permettra également au karatéka d’optimiser sa posture et de faciliter l’ensemble des tâches physiques réalisées au quotidien (ex : transport/soulèvement de charge, endurance statique)

Les blessures les plus fréquentes et leurs traitements?

Dépendamment du style de karaté pratiqué (avec limite de contact ou non lors des combats), les blessures peuvent varier. Les blessures les plus communes surviennent au niveau du poignet / main / doigts en raison des frappes multiples (entorse et fracture), de la cheville (entorse) et du genou (entorse, élongation musculaire). On peut retrouver également, en raison des coups portés, des contusions musculaires et même une commotion cérébrale.

Entorse

Élongation de la structure ligamentaire. La sévérité de la blessure dépend du grade de la lésion et influence proportionnellement le pronostic de récupération.

Signes et symptômes :

  • Douleur
  • Enflure
  • Restriction de mobilité avec ou sans boiterie dans le cas d’une entorse à la cheville ou au genou
  • Faiblesse
  • Diminution équilibre (stabilité)

Traitements :

  • Gestion de la douleur et l’inflammation : glace, élévation, bandage de compression, repos, électrothérapie et béquilles sont quelques traitements pertinents
  • Restaurer l’amplitude articulaire et la flexibilité : thérapie manuelle et exercices de mobilité et étirements
  • Augmenter la force musculaire et la proprioception : exercices de renforcement et de stabilité
  • Retour progressif dans les activités et les sports : conseils et progression d’entraînement.

Commotion cérébrale

Traumatisme au cerveau causé par une force externe, entraînant des lésions telles qu’une altération de l’état de conscience et des incapacités cognitives, comportementales et physiques.

Signes et symptômes :

  • Maux de tête
  • Fatigue / perturbation du sommeil
  • Nausées
  • Étourdissements / vertiges, sensation d’être au ralenti
  • Problèmes de concentration ou de mémoire
  • Vision embrouillée, sensibilité à la lumière ou aux bruits et labilité émotionnelle.

Lorsqu’une blessure survient, il devient intéressant de consulter rapidement votre physiothérapeute afin d’avoir une évaluation détaillée de la problématique, de déterminer un plan de traitement et d’obtenir des conseils appropriés à la situation pour faciliter votre récupération ainsi que votre retour au sport.

Traitements :

  • Période de repos initial pendant au moins 48h
    • Limiter les activités intellectuelles qui demandent de la concentration
    • Favoriser un environnement calme
    • Ne pas pratiquer d’activités physiques
    • Ne pas consommer d’alcool / drogues
    • Limiter la conduite automobile
  • Protocole pour une reprise graduelle des activités intellectuelles
    • Reprise d’activités à domicile sur de courte période (15 à 20 min)
    • Reprise graduelle d’activités structurées à temps partiel (école / travail / loisirs)
    • Reprise graduelle d’activités structurées à temps complet (avec adaptation si nécessaire)
  • Protocole pour une reprise graduelle des activités physiques et sportives (attendre 24h entre chaque étape), le tout, selon tolérance.
    • Activités très légères sans augmentation des symptômes (15 à 20 min)
    • Activités aérobiques individuelles légères (20 à 30 min)
    • Exercices individuels spécifiques à l’activité/sport
    • Exercices/entraînement plus exigeants (si pas de symptôme au quotidien)
    • Entraînement sans restriction (autorisation médicale nécessaire pour sport avec contact)
    • Retour à la compétition

Savez-vous que l’un de nos physiothérapeutes, Jayson René, est lui-même un karatéka ? Si vous avez de plus amples questions sur ce sport, sur l’entrainement physique spécifique au karaté ou pour prendre rendez-vous avec lui, n’hésitez pas à communiquer directement avec nous à la clinique.

Qu’est-ce que l’équilibre ?

En résumé, le mot équilibre pourrait se définir comme suit :

« Symétrie des forces et des énergies qui se compensent pour garder un état stable. C’est un état de repos obtenu par l’égalité des forces et des poids qui s’opposent, permettant de maîtriser sa position et ses mouvements pour ne pas tomber. »

Concrètement, voici ce que notre corps possède pour nous permettre de maintenir notre équilibre :

Nos muscles

Chaque muscle (agoniste) possède un muscle opposé (antagoniste) qui est responsable de faire l’action contraire (par exemple, le biceps plie le coude, alors que le triceps déplie le coude). Un déséquilibre des forces entre un agoniste et son antagoniste pourrait entraîner des compensations à long terme, telle une mauvaise posture! Voici donc les critères que nos muscles doivent remplir pour assurer notre équilibre :

  • Force suffisante pour accomplir un mouvement X, tel le soulèvement d’une charge, se lever d’une chaise ou monter un escalier.
  • Endurance pour supporter notre corps dans une position X sur une longue période, sans compenser.
  • Symétrie avec son muscle opposé, pour éviter une altération de la posture. Une position de repos adéquate minimise l’impact sur les articulations en jeu.

Ainsi, le rôle de nos muscles est avant tout de nous faire bouger, mais aussi de fournir un support actif à notre corps par leur endurance et leurs co-contraction avec leurs muscles opposés.

Nos ligaments

Nos ligaments sont conçus pour stabiliser nos articulations pendant que nos muscles travaillent, lors d’un mouvement ou en position statique. Ils ont un rôle de stabilisateur passif. Ils possèdent plusieurs récepteurs qui permettent de capter la quantité d’étirement dans une articulation. Ces récepteurs leur permettent d’avertir nos muscles en cas de surcharge (sur-étirement) afin qu’ils se contractent pour rétablir la situation et garder l’équilibre. Une surcharge de tension sur nos ligaments pourrait induire une déchirure plus ou moins importante, communément appelée entorse.

Nos articulations

Les surfaces articulaires possèdent aussi des récepteurs, mais davantage sensibles à la pression. Ils évaluent la quantité de pression et sa symétrie. En complément avec les ligaments, ces récepteurs donnent l’information complète sur la résultante des forces soumises à l’articulation et permettent à nos muscles de réagir pour garder l’équilibre. Des forces inégales et/ou trop importantes sur une surface articulaire pourrait causer de l’irritation, susceptible d’entraîner de l’inflammation et de la douleur. Il peut alors en résulter de l’ankylose, une dégénérescence prématurée, voire de l’arthrose à long terme.

Nos yeux et notre cerveau

Finalement, toute cette information sera analysée par notre cerveau. Celui-ci confirmera alors si nous sommes bel et bien en état de déséquilibre et enverra les commandes nécessaires à nos muscles, via les nerfs, pour rétablir l’équilibre. Par ailleurs, notre cerveau inclura l’information de nos yeux. Il prendra en compte le niveau horizontal, mais aussi les rotations de notre tête (poursuite visuelle, balayage du regard). Enfin, il étudiera les données transmises par l’oreille interne (petits cristaux) qui confirmera si le mouvement est terminé ou non.

Conclusion

L’équilibre est un concept bien plus complexe que sa définition initiale. Dès que l’un des systèmes de la chaîne est blessé, altéré ou incomplet, cela influencera la rapidité et l’efficacité des autres systèmes à maintenir notre équilibre. Une anomalie dans l’une ou l’autre de ces étapes entraînera alors un risque de blessure, de chute ou d’altération de notre posture. Toutefois, gardons en tête que tous ces éléments peuvent être travaillés à tout âge afin d’améliorer notre équilibre.

Une consultation avec votre physiothérapeute permettra de mettre en lumière la source du problème et d’ainsi vous donner les outils pour vous rétablir.

Vous allez bientôt subir une chirurgie de prostatectomie radicale totale, qui consiste à retirer la totalité de la prostate. Dans la grande majorité des cas, les hommes subissent cette chirurgie car ils développent une tumeur maligne (cancer) de la prostate. Le chirurgien enlève donc la prostate et avec elle les éléments du sphincter lisse qu’elle contient, l’urètre qui la traverse et les vésicules séminales. La continuité de l’appareil urinaire est rétablie par suture de la vessie à l’urètre. Au réveil, vous porterez une sonde urinaire. Elle y a été mise pour que la vessie reste au repos et que la suture entre la vessie et l’urètre puisse bien cicatriser. L’infirmière vous enlèvera cette sonde en général 10 jours après la chirurgie.

Après la chirurgie

Le jour où l’infirmière enlèvera la sonde urinaire, il est NORMAL que vous ayez quelques fuites d’urine, surtout aux changements de position ou à l’effort (tousser, se moucher, se lever d’une chaise…). Il est donc sage de vous équiper de pads de protection urinaire lors de votre rendez-vous pour le retrait de la sonde et pour les jours qui suivront. Ces fuites sont temporaires, et se résorberont 80% du temps à l’intérieur de 6 semaines. 90% des clients seront complètement continents 4 mois après la chirurgie.

Toute intervention au niveau de la prostate modifie la sexualité. Cela aura fait l’objet d’une discussion préalable entre vous et le chirurgien. Quand cela est possible, sans prendre de risques avec le cancer, le chirurgien conservera les vaisseaux et les nerfs qui passent en contact avec la prostate et vont ensuite irriguer et commander les corps érectiles. De nombreux clients conservent ainsi leurs capacités et peuvent avoir des rapports sexuels de qualité. Il peut s’écouler entre 3-4 mois et 1 ans avant un retour satisfaisant de la fonction sexuelle.

En quoi la physiothérapie peut vous aider?

La prise en charge en physiothérapie pelvi-périnéale chez les clients qui subiront une prostatectomie permet en général de réduire l’intensité des fuites au retrait de la sonde urinaire, réduit la durée et l’intensité des fuites dans la période de récupération, et permet un retour plus rapide aux activités significatives, incluant les rapports sexuels. De plus, la rapidité de prise en charge post-op est importante : les clients vus à moins de 3 mois ont plus de chances de retrouver la continence que ceux qui attendent avant de débuter les traitements.

Avant la chirurgie, le but de la première séance en physiothérapie sera, en plus de vérifier les facteurs de risque de dysfonction pelvienne que vous pourriez présenter, de vous apprendre à développer la musculature volontaire (sphincter strié) de telle sorte qu’elle se substituera le plus possible à la musculature automatique (sphincter lisse).

Suite à la chirurgie, vous devrez poursuivre vos exercices. À 6 semaines et à 4 mois post-opératoire, il est conseillé de revoir la physiothérapeute pour s’assurer de la fonction optimale de vos muscles pelviens. Si des problématiques persistent, des suivis plus réguliers pourraient être envisagés.

Patience et persévérance seront vos alliés durant les prochains mois.  Sachez que dans la grande majorité des cas, vous noterez une amélioration progressive durant la première année si bien que la grande majorité des clients regagnent une excellente continence urinaire et peuvent retourner à leurs occupations, comme avant!

Document inspiré de : Enseignement pré-opératoire pour l’opéré de prostatectomie radicale totale, clinique pelvi-périnéologie du CHUS, Sherbrooke.
Rajkowska-Labon E et coll (2014) Clinical study: Efficacy of physiotherapy for urinary incontinence following prostate cancer surgery, BioMed Research International, Article ID 785263, 9 pages http://dx.doi.org/10.1155/2014/785263

Se pencher… mais attention au dos !

Pourquoi dit-on qu’il importe de plier les genoux lorsqu’on se penche pour soulever une charge? En fait, un manque de sollicitation au niveau des jambes lors de ce mouvement entraîne une surcharge sur votre dos, tant sur les vertèbres, les muscles, que les nerfs adjacents, incluant le nerf sciatique. Bien souvent, le nombre de répétitions y est aussi pour beaucoup.

Les muscles des cuisses (les fessiers, les quadriceps et les ischio-jambiers) sont connus pour être forts et puissants. Ils sont donc idéaux pour soulever des charges ou soutenir plusieurs répétitions. Les muscles stabilisateurs de votre dos, quant à eux, devraient être utilisés en endurance. Ils vous permettent de maintenir une posture de façon soutenue et ne sont pas conçus pour vous mouvoir, encore moins avec une charge ! Tout est une question de physique : en ne pliant pas les genoux, le centre de gravité du corps change. Le vecteur de force venant de la gravité s’ajoute au poids de la charge à soulever, ce qui augmente considérablement la sollicitation au niveau de la colonne vertébrale.

Certains métiers impliquant beaucoup de manutention de charges sont plus à risques. Il existe toutefois des ressources pour vous aider à éviter les efforts soudains, excessifs ou asymétriques.

Maux de cou, de tête, d’épaule… la position assise, devenue la norme professionnelle.

La position assise devant l’ordinateur est devenue omniprésente à l’ère des technologies. Effectivement, les statistiques montrent un nombre grandissant de postes de travail presqu’exclusivement assis devant un écran. Bien qu’elle semble inoffensive, la position assise prolongée vient avec son lot d’inconforts et de blessures. Il devient alors primordial d’ajuster son poste de travail adéquatement. Un bon ajustement de la hauteur et de l’orientation de l’écran favorise une position neutre de la tête et du cou. Un support est également nécessaire aux avant-bras pour éviter une surcharge, susceptible d’entraîner des tensions musculaires aux épaules, aux omoplates et au cou. Le dos doit lui aussi être supporté, afin de maintenir une position de repos idéale.

Demandez conseil à votre physiothérapeute pour vos douleurs reliées au travail. Il référera à un ergothérapeute au besoin pour évaluer et adapter judicieusement votre poste.

Voici quelques ajustements simples proposés par la CNESST

Debout de longues heures sur une surface dure

Plusieurs emplois nécessitent une position debout maintenue pendant plusieurs heures sur une surface dure (béton, asphalte). Cela implique parfois en plus, des bottes de cap d’acier. En effet, cette position affecte dans un premier temps les pieds, où inconfort et douleur peuvent se faire ressentir. Au-delà des pieds, la position debout sollicite également les genoux et ses ménisques, les hanches et le dos. Ces articulations portantes (qui supportent notre poids) nous permettent de nous déplacer. Rester en position statique debout avec peu de déplacements peut donc s’avérer épuisant et conduire à des compensations, puisque cela exige une contraction musculaire prolongée.

Afin de décharger ces articulations, il importe d’entretenir une bonne musculature dans vos jambes et votre tronc. Des muscles stabilisateurs sains vous aideront : leur contraction est faible, mais soutenue dans le temps. Variez les positions de travail en fonction de vos besoins afin d’éviter les surcharges. Assurez-vous enfin d’avoir de bonnes chaussures.

Torsions du dos?

Pour sauver un peu de temps, il nous arrive de travailler en torsion plutôt que de face. Toutefois, la mobilité en torsion/rotation est assez restreinte comparativement à la flexion (se pencher). Les muscles qui initient la rotation sont de petite taille et sont peu endurants. Lors des mouvements de torsions, une asymétrie de force (gauche/droite) se crée au niveau de la colonne. La charge est donc augmentée d’un côté par rapport à l’autre. Du même coup, l’espace où le nerf passe entre chaque vertèbre est réduit.

Considérant ces facteurs, il est plus simple de comprendre comment une torsion banale peut entraîner une blessure considérable !

C’est pourquoi il est recommandé de travailler devant soi lorsque possible. Cela implique donc de tourner le corps complètement pour faire face à notre ouvrage, qu’on transporte une charge ou non.

Viiiite, ça presse!

Vous êtes du genre à connaître l’emplacement des toilettes dans toute la ville? Vous ne partez pas de la maison avant d’être allée à la toilette 3 fois? On vous qualifie « pisse-minute » depuis votre tendre enfance? Vous présentez vraisemblablement des symptômes d’urgenturie.

Qu’est-ce que c’est?

L’urgenturie ou vessie hyperactive, est une condition médicale qui entraîne des envies fréquentes et urgentes d’uriner, qui peuvent s’accompagner ou non d’incontinence urinaire; on parlera alors d’incontinence urinaire d’urgence. C’est une condition fréquente, qui atteint 1 personne sur 5, homme ou femme, entre 35-65 ans. Cette condition peut être secondaire à un problème de santé particulier, par exemple : infection urinaire, certaines maladies, effet secondaire de médication. Il est donc important de d’abord consulter votre médecin pour éliminer identifier les origines potentielles de votre problématique.

Quel en est la cause?

Dans le cas où il n’y a pas d’élément de santé contributif, l’urgenturie peut être causée par une dysfonction des signaux nerveux entre votre cerveau et votre vessie : vous recevez le message que vous devez vider votre vessie alors qu’elle n’est pas réellement pleine. Elle peut aussi être le résultat d’hyperactivité des muscles de votre vessie, ce qui fait contracter votre vessie pour la vider avant qu’elle soit pleine, entraînant ainsi une forte pression sur votre vessie et par le fait même une forte envie d’uriner.

Cette condition peut-être extrêmement dérangeante, envahissant toutes les sphères de la vie d’une personne : elle peut nuire au travail, aux voyages, au sommeil et aux relations interpersonnelles. L’anxiété de ne pas trouver une toilette à temps peut empêcher la personne de participer à des activités sportives ou des sorties. Dans certains cas, la sensation d’envie devient si présente et si forte qu’elle peut même être douloureuse.

Quels sont les traitements?

Le traitement de la vessie hyperactive est possible. Au-delà de l’aspect médical (médicaments, injections), la physiothérapie pelvi-périnéale peut vous aider. Votre physiothérapeute vous aidera à modifier certaines habitudes de vie qui peuvent avoir un impact sur votre condition: hydratation, habitudes mictionnelles, normalisation de la fonction musculaire de la région pelvienne. De plus, elle pourra vous proposer l’utilisation du TENS, un appareil qui produit des impulsions électriques et permet de moduler l’influx nerveux.

Ces thérapies, démontrées efficaces dans le traitement de l’urgence urinaire, peuvent vous aider et bientôt vous pourrez faire la route Sherbrooke-Montréal sans vous arrêter à l’Ange-Gardien!

https://www.urologyhealth.org/urologic-conditions/overactive-bladder-(oab)