La coiffe des rotateurs : tendinopathies et déchirures

Chroniques

Les douleurs à l’épaule touchent 67% de la population. 69 à 85% d’entre elles sont liées à une dysfonction de la coiffe des rotateurs. Les termes tendinopathie et déchirure sont souvent utilisés pour décrire ces affections. Bien que le mot « déchirure » soit fréquemment associé à la chirurgie, ceci ne reflète pas la réalité dans la plupart des cas.

Anatomie

La coiffe des rotateurs est un regroupement de quatre muscles de l’épaule dont le rôle est d’assurer la rotation externe de l’épaule. Ils permettent aussi la coaptation de l’épaule, c’est-à-dire de garder la tête de l’humérus dans sans cavité en lui procurant une stabilité dynamique. Les 4 muscles de la coiffe des rotateurs sont : supra/infra épineux, petit rond et sous-scapulaire. Tous ces muscles ont pour origine l’omoplate et s’attachent également au-devant de l’épaule. Leurs attaches sont des tendons, d’où le terme tendinite ou tendinopathie. Les contractions simultanées de ces muscles assurent un mouvement de l’épaule adéquat et sans douleur.

Mécanisme de blessure

Les tendinopathies sont généralement causées par des mouvements répétitifs. L’épaule est davantage sollicitée lors des mouvements loin du corps et au-dessus des épaules (plus de 90 degrés). Ce type de pathologie est aussi susceptible de survenir en présence d’une augmentation de charge trop rapide à l’entraînement ou suite à un effort physique anormalement intense. Il peut alors en résulter des micro-déchirures au niveau du muscle ou du tendon.

Traitements / interventions

Il a été prouvé que des traitements conservateurs en physiothérapie sont très bénéfiques. Effectivement, le renforcement spécifique est primordial ; il constitue la clé de la réadaptation. Des exercices adaptés permettront de rééduquer le mouvement de l’épaule et assureront une course sans douleur. Des techniques musculaires et tendineuses, de la thérapie manuelle orthopédique, des ultrasons, des ajustements posturaux, du taping, la thérapie par ondes de chocs, l’ajustement du poste de travail et même l’utilisation d’aiguilles sèches peuvent contribuer au rétablissement de la fonction.

Malgré la présence de déchirure, il est très fréquent que la chirurgie soit évitée. Si la chirurgie s’avère nécessaire, les études démontrent qu’il est aussi pertinent de faire de la physiothérapie avant qu’après la chirurgie, afin de favoriser alors la récupération post-opératoire.

Votre physiothérapeute saura vous guider dans l’évaluation de votre condition et tout au long de votre processus de récupération. Il sera en mesure de vous référer à la bonne personne, au bon moment.