Je tousse, tu tousses, nous toussons… à en avoir mal aux côtes!

Chroniques

Avec le temps des Fêtes viennent les rires, les bons repas et surtout les contacts multiples rendant la transmission de microbes dupliquée. Il n’est alors pas rare de sortir de cette période festive avec une quinte de toux. Quand ces symptômes sont enfin réglés, des inconforts peuvent parfois persister, voire de la douleur au niveau des côtes pouvant s’étendre jusqu’entre les omoplates. Comment expliquer ce type de douleur persistant?

Zoom anatomie : La cage thoracique

La cage thoracique a pour principale fonction de protéger des organes vitaux comme les poumons et le cœur. Cet habitacle est formé de 12 côtes de chaque côté dont 10 s’attachent en avant, au niveau du sternum et 2 flottantes. Les 12 côtes ont une attache dans le dos au niveau de leurs vertèbres correspondantes. Plusieurs muscles sont impliqués tels que les intercostaux (muscles entre les côtes), le diaphragme et les abdominaux.

Phénomène de la toux et du vomissement

Il est important de noter que lors de la toux ou des vomissements, il y a une augmentation significative de la pression intra-abdominale. Cette pression excessive  faite de manière répétée augmente la charge au niveau de tous les muscles respiratoires ainsi que sur les articulations en jeu soit côtes/sternum et côtes/vertèbres. Le risque d’irritation articulaire ou de tension musculaire est alors possible pouvant se manifester par de la douleur, de la tension, un manque de mobilité à la respiration ou  une sensation de blocage. Ce phénomène peut aussi se produire lors d’un simple éternuement toujours en lien avec une pression excessive rapide.

Dans le cas du vomissement, on y ajoute la portion plus abdominale, les crampes abdominales entraînent aussi une sollicitation rapide et prolongée des abdominaux.  Ce recrutement excessif des abdominaux cause alors une traction au niveau costal inférieur.

Traitement et prévention

Il est possible de traiter la source de l’irritation en travaillant directement l’articulation ou le muscle par de la thérapie manuelle directe (massage, mobilisation articulaire ou manipulation) Il est important aussi d’apprivoiser un patron respiratoire régulier, fluide et complet par des exercices de respiration profonde. Des exercices de renforcement et de mobilité du thorax sont souvent pertinents pour récupérer la mobilité du tronc. Si une irritation majeure est présente, des traitements d’électrothérapie (ultrason, TENS, etc.) peuvent être nécessaires. Finalement, le taping peut être très utile dans ce type de cas, principalement pour amener un support au niveau des côtes impliquées permettant ainsi un repos musculaire.

Pour prévenir les récidives, il est intéressant d’intégrer des exercices de respirations régulièrement, des exercices de mobilité thoracique et surtout d’éviter de bloquer la respiration lors de la toux ou éternuement. Cela augmente la pression de manière exponentielle.