Cancer : urologique, gynécologique, ano-rectal

La prise en charge en physiothérapie pelvi-périnéale chez les clients qui subiront une prostatectomie permet en général de réduire l’intensité des fuites au retrait de la sonde urinaire, réduit la durée et l’intensité des fuites dans la période de récupération, et permet un retour plus rapide aux activités significatives. De plus, la rapidité de prise en charge post-op est importante : les clients vus à moins de 3 mois ont plus de chances de retrouver la continence que ceux qui attendent avant de débuter les traitements.  Certaines études proposent par contre qu’à 1 an post-op, il n’y a plus de différences entre les clients qui ont suivi la physio. Elle est cependant associée à un haut taux de satisfaction chez les clients qui y ont eu recours, notamment en réduisant leurs inquiétudes sur la période post-op et les complications attendues.

Le cancer de l’utérus est le 3e cancer le plus fréquent chez les canadiennes, et la prévalence de problématiques périnéales chez les survivantes sont plus importantes que pour les femmes du même âge sans antécédent. Possiblement associé aux changements tissulaires : longueur du vagin, force et élasticité des muscles du plancher pelvien, entraînés par la radiothérapie ou les gestes chirurgicaux.

Il y a moins d’études pour les cancers du système digestif, mais y a tout à parier que la rééducation pourrait être utile lorsque la fonction des muscles pelviens sont compromis, comme par exemple lors d’une résection antérieure basse du rectum. Une revue systématique propose l’efficacité de la physio périnéale suivant une résection antérieure basse du rectum pour améliorer la qualité de vie et diminuer significativement les incontinences anales.