L’entraînement chez l’enfant et l’adolescent

5 septembre 2017 - Chroniques

Contexte actuel

Il est fréquent de voir les 2 extrêmes en termes de forme physique chez l’enfant et l’adolescent. D’un côté, ceux qui présentent un manque d’activité physique considérable pouvant alors conduire à des problèmes d’obésité et de santé générale. D’un autre côté, nous retrouvons la catégorie de jeunes qui sont poussés au maximum à la performance dans leur sport spécifique. Lequel est plus approprié, ou du moins, le moins grave? Aucun des deux.

Principes de base

Tout d’abord, il est important d’attirer les enfants par le jeu et le plaisir. Ces éléments devraient être les premiers incitatifs pour les faire bouger et non la performance. Dans le même cadre que les adultes, la progression est vraiment importante, autant pour la force, la flexibilité que la puissance.

Nous retrouvons parfois, dans certaines organisations, une attitude très agressive et axée sur la performance. Pourtant, dans ces cas-là, il en résulte des blessures plus fréquentes;  de source traumatique ou de surutilisation. Les enfants devraient développer leurs compétences motrices à travers le jeu et les découvertes. De nos jours, les jeunes sont en manque d’opportunité de jeux libres. Malheureusement, l’emphase est mise sur l’atteinte de résultats rapides dans un sport spécifique.

La spécialisation prématurée peut conduire à du surmenage, de la surutilisation et des blessures à répétition. Il serait préférable de privilégier des entraînements fonctionnels basés sur les compétences athlétiques de base comme la course, les sauts, les lancers, les acrobaties et l’équilibre. Toutes ces compétences devraient être explorées avant la spécialisation dans un sport. Par ailleurs, la maîtrise de ces compétences de base est fondamentale dans la récupération d’une blessure éventuelle dans leur sport respectif.

Recommandations : renforcement musculaire

Il est important d’offrir un environnement sécuritaire, efficace et supervisé. Habituellement, les équipements ne sont pas adaptés pour la morphologie et la capacité de l’enfant, même pré-pubaire. Il est davantage recommandé d’utiliser le poids du corps ou des poids libres permettant une meilleure progression. Ainsi, le renforcement peut être encouragé chez les jeunes avec supervision, bien dosé, et avec les bons équipements.

Il a été aussi prouvé que les exercices de renforcement chez l’enfant n’auraient pas d’effet en gain musculaire, en lien avec le manque de stimulation hormonale, mais il y aurait bien un gain en résistance et en adaptation du système nerveux. Il serait alors encouragé de faire plusieurs répétitions plutôt que d’augmenter les charges.

Facteurs de risque lors du surentraînement

Conseils et conclusion

Il est important de commencer par les bases. Il est essentiel que l’enfant et l’adolescent bougent, mais de manière variée, supervisée, progressive et surtout pour le plaisir. Lors de blessures, il est important de consulter un physiothérapeute pour aider le jeune à trouver la source traumatique ou non, faire les traitements adéquats ainsi que recevoir les conseils pour les exercices et correctifs à apporter à son entraînement.

1,2,3…GO – On bouge pour le plaisir et de manière sécuritaire!

Bonne rentrée scolaire!