Impacts répétés au volleyball intérieur et recommandations

3 octobre 2017 - Chroniques

Le volleyball intérieur est un sport qui gagne en popularité depuis quelques années surtout depuis les derniers olympiques à Rio où les Canadiens avaient faits bonne impression en donnant une excellente adversité aux meilleures équipes du monde.

Le but, fort simple, est de faire tomber le ballon du côté adverse en faisant une réception, passe et attaque. Dans ces séquences, un joueur doit sauter pour bloquer le ballon, sauter pour attaquer et même sauter pour faire un service.  En moyenne, un joueur typique « attaquant » pourrait exécuter une quarantaine de sauts de bloc et un nombre semblable à l’attaque ce qui donnerait environ 80 sauts à puissance maximale avec un atterrissage associé.

La cause la plus fréquente de blessure

Dès les tous premiers débuts en volleyball, on nous apprend comment sauter et bien frapper un ballon. Par contre, rare sont les entraîneurs qui enseignent comment atterrir. Selon plusieurs études, l’atterrissage serait la cause la plus fréquente de blessure au volleyball. Les facteurs de risque sont associés avec la hauteur du saut, les chaussures, la surface d’atterrissage (sable ou plancher), la flexion des membres inférieurs, le style d’atterrissage (développé par chacun) et la vitesse à laquelle on atterrit.

Dans les facteurs énumérés, le plus fréquents et le plus facile à corriger est le style d’atterrissage qui est souvent à un seul pied chez la plupart des athlètes.  Cette technique est à l’origine de plusieurs blessures dont les plus connues sont la rupture du ligament croisé antérieur, l’entorse de cheville et le syndrome fémoro-patellaire.

Les types de blessures

La rupture du ligament croisé antérieur est une blessure grave qui nécessite une intervention chirurgicale ainsi qu’une réadaptation de plusieurs mois sans sport. Ce ligament a un rôle important de stabilisateur du genou. L’entorse de cheville résulte en l’étirement ou la déchirure d’un ou plusieurs ligaments de la cheville qui, selon la gravité de la blessure, peut prendre de quelques semaines à plusieurs mois de réadaptation. Elle se produit souvent lorsqu’un joueur atterrit sur le pied d’un adversaire et que la cheville tourne vers l’intérieur.

Finalement, le syndrome fémoro-patellaire est une blessure qui se développe plus insidieusement. Par les sauts et atterrissages répétés sur une jambe qui présente des faiblesses musculaires et un mauvais alignement (comme un genou qui tend à aller vers l’intérieur), la rotule dévie de son chemin commun et cause de la douleur.

Lors du contact au sol, tout le poids du corps est distribué seulement sur une seule jambe qui crée un stress sur la cheville, le genou et la hanche. Toutes ses articulations doivent être parfaitement alignées à chaque atterrissage Un mauvais alignement au contact unipodal peut être fatal et fait de façon répétée, peut causer des problèmes chroniques.

La bonne technique

Il est démontré que lorsque le poids est distribué sur un seul membre, la force est répartie surtout au genou et à la cheville et moins à la hanche qui est l’articulation la plus forte et stable.

L’atterrissage à deux pieds permet :

Pour bien visualiser ces concepts, vous pouvez regarder la vidéo associée à cet article.